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The place to be

16 Juillet 2018

Aaah, devenir artiste peintre ! Vivre de sa passion. Tout laisser tomber et plonger tête la première dans le grand tourbillon de la création artistique, se laisser aller à ses émotions, portée par la couleur, être guidée uniquement au grès des inspirations et… du pinceau ! C’est ce qui est arrivé un jour à Andrée Pénot…


Mais alors là, c’est arrivé… Paf ! D’un coup.
Comme une évidence.
Pas moyen de lutter. Ça vous happe et vous enveloppe, vous entraîne… Vers un chemin incertain, une nouvelle aventure.
Avec comme seule certitude : « The place to be »  (là où je dois être).

Il est des personnes qui marquent


Ma rencontre, ou plutôt « ma découverte » d’Andrée, fait partie de ces moments ensoleillés. Je n’imaginais pas ce voyage au pays de l’Art en franchissant le seuil de « La Vallée des Chats ». Ce fut comme une pause régénéressante, une bouffée d’air frais.

Son atelier EST sa maison. Le salon, la cuisine, le jardin et même la cabane du jardin : il y a des toiles et des sculptures partout partout partout, des dizaines et des dizaines. Ça bouge, ça vit, ça raconte ; je ne savais où poser les yeux, chaque toile attirait mon regard. Comme dans un musée, j’étais tentée de m’attarder, comprendre, sentir, éprouver, lire les tableaux, tout simplement me délecter ne serait-ce que du pouvoir de la couleur. Des vraies teintes colorées qui jaillissent de toute part, je vous assure que ça change du gris à la mode !
Les toiles d’Andrée parlent : soit elles sont les témoins d’une émotion, soit elles nous interrogent.
Car l’artiste y met tout son cœur et toute son âme. Elle dit : « C’est comme une vague submersible, un truc qui t’embarque, tu peux pas lutter, tu manges plus, faut que tu le sortes quoi ton tableau ! »
Imaginez le résultat…

Autour d’un délicieux thé et sous la surveillance d’Illico (le chat) nous avons longuement discuté et échangé nos idées sur la sphère artistique, l’art contemporain, les artistes locaux, les célébrités etc. Il y a de quoi débattre et je vous y invite avec Andrée.

L’Art pour tous, tous pour l’Art


J’adhère à la philosophie d’Andrée : « Non, l’art n’est pas réservé à une élite. L’art appartient aux curieux, à ceux qui se posent des questions. C’est une chance d’avoir en France autant d’artistes ». Andrée est autodidacte, comme elle dit, elle n’a pas « la culture de la peinture », elle fonctionne sous émotion brute, elle ne réfléchit pas, se laisse aller, ce qu’elle pose sur la toile est instantané : tout le contraire d’une peinture académique. Un peu comme les surréalistes en leur temps. Cela donne un résultat d’une grande sensibilité, un trait élancé et des couleurs vives.
Peindre, c’est la liberté, il n’y a aucune contrainte (si ce n’est les limites du support), même pas la beauté qui est subjective : moche pour l’un, magnifique pour l’autre.
Ce qui manque aujourd’hui dans notre société c’est le sens artistique. Malheureusement la culture artistique n’est pas une priorité : « les politiques devraient faire de la peinture ! ». Chaque individu devrait avoir une peinture originale chez lui : « mieux vaut avoir un mauvais original qu’un « beau » fabriqué en usine. Alors que partout autour de nous, dans nos campagnes, beaucoup d’artistes font de très belles choses et à des prix tout à fait accessibles. Ce ne sont pas les expositions - surtout estivales - qui manquent !
Andrée ne se complique pas : les tarifs de ses toiles sont en fonction du format, selon un algorithme maison ! Peu importe le temps passé, c’est le plaisir qui prime et çà, ça ne rentre pas dans une ligne tarifaire.

Enfin reconnue au yeux du public, elle pourrait même se passer de signer ses œuvres, « C’est un cadeau » dit-elle.
Depuis le début de l'aventure, il y a 16 ans, l’artiste a exploré plusieurs thèmes, décliné quelques séries notamment ses « défilés» : série de visages contre la pensée unique. Là je vous assure qu’on y passerait des heures, c’est vraiment un bel exercice de l’esprit que de s’interroger sur ses personnages qui vous transportent (Les mâles de mer, La tête dans les étoiles, le Défilé du pensionnat, la grippe H1N1, Défilé de clowns…).

Actualité


- Son dernier livre paru en début d’année : « Le principal est d’y croire », un roman épistolaire où se révèle Dan.
(On le trouve au bureau de tabac d’Oudon, au Leclerc d’Ancenis et chez Andrée bien sûr).

Expo :

- Jusqu’à fin juillet à l’Epicerie d’Art à Boué(44).
- du 16 au 30 septembre à l’Atelier Galerie Bressigny à Angers(49).

Et en exclusivité pour les visiteursUn jour un villageOudon, Andrée Pénot vous accueille entre 15 h et 16 h (entre les fragances du Havre des Sens et l’envoûtement de la Loire) dans sa maison-atelier La Vallée des Chats, au N°20 rue Basse.
Allez-y, les belles personnes ça ne court pas les rues !


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